Cet article est écrit par Pierre-Allan Gréci qui a voulut mettre en évidence son indignation face aux agissements de l’Église catholique ces derniers temps.

La question est posée aux catholiques depuis le voyage très controversé du Pape Benoit XVI en Afrique la semaine dernière. Un sondage a révélé que 43% des catholiques souhaiteraient voir le pape démissionner.

Il faut rappeler que depuis son accession à ce poste, Benoit XVI additionne les actes soulevant l’opinion public. En effet, depuis l’annulation de l’excommunication des quatre évêques intégristes et cela malgré les propos négationnistes de l’un d’eux, suivi de l’excommunication de la petite brésilienne de 9 ans, de sa maman ainsi que de toute l’équipe médicale, qui a avorté pour des raisons vitales suite au viol commis par son beau-père. Voilà maintenant que Benoit XVI annonce que le préservatif aggrave le problème du sida ! C’est vrai que dire une chose pareille concernant le seul moyen de se protéger du virus qui a déjà fait 20 millions de morts dans le monde et en affecte actuellement au moins 42 millions (chiffres de L’OMS) et fait 3 millions de morts tous les ans en Afrique est d’un censé… Sachant que la prévention en Afrique était déjà difficile à cause de leur culture… Cette annonce crée ou créera une catastrophe sanitaire sur ce continent déjà saccagé par ce fléau !

Évidemment, il fallait se douter qu’avec un pape ayant appartenu aux jeunesses hitlériennes et intégriste lui aussi, on aurait le droit à des annonces scandaleuses…

On nous parle toujours des musulmans intégristes et de BenLaden comme étant un problème mondial à éradiquer…A quand l’éradication de l’église catholique intégriste menée ouvertement par un intégriste nommé Benoît XVI ??? N’oubliez pas que les dégâts possiblement commis par les intégristes catholiques seront bien plus importants que ceux commis par les intégristes musulmans puisque le catholicisme est la religion majoritaire au monde…

Pour terminer, voici un article donné lors des offices par des prêtres français choqués par l’excommunication de la petite brésilienne :

Une enfance blessée
Editorial du journal « La Croix » du lundi 9 mars 2009

L’archevêque de Recife, au Brésil, a excommunié une mère et des médecins ayant décidé d’un avortement pour une fillette de 9 ans violée par son beau père.

Certains maudits jours, mieux vaudrait le silence. Une enfant – parce qu’à 9 ans, même si ceux qui devraient assurer votre sécurité vous trahissent, vous restez une petite fille. Une petite fille violée par son beau-père depuis plusieurs années, comme sa sœur aînée handicapée. Vous êtes abîmée, blessée, à jamais privée d’insouciance. En raison de ces violences subies, vous vous retrouvez enceinte, de jumeaux. Le découvrant, votre mère et les médecins choisissent l’avortement, notamment parce que la grossesse était risquée pour un corps pas encore mûr pour la maternité, bien sûr. Et voilà qu’au nom de la vie à respecter à tout prix ( « la loi de Dieu contre la loi des hommes », ose-t-on argumenter ), un évêque au Brésil, soutenu par Rome, a décidé que cette mère et les médecins seraient excommuniés. Excommunication, un mot que l’on entend décidément trop ! Du beau-père, on veut bien reconnaître la grave faute, mais lui, semble-t-il, ne voulait pas d’un avortement !

L’église catholique, qui proclame que la vie commence dès la conception et que cette vie, si balbutiante soit-elle, doit être respectée, est dans son rôle quand elle explique qu’un enfant n’est pas coupable des fautes que ont permis son engendrement. Il arrive que des enfants naissent de viols, et redire leur dignité n’est pas incongru. Mais en l’occurrence, une autre vie est en jeu, tout aussi fragile, celle d’une fillette déjà si douloureusement blessée. Sa vie à elle ne doit-elle pas être protégée ? Faut-il en rajouter en condamnant sa mère, ses médecins ? Faut-il punir les femmes pour les crimes des hommes ?

Intervenant au moment de la journée internationale des femmes, l’affaire fait grand bruit au Brésil et au-delà. Elle donne des arguments à tous ceux pour qui le combat en faveur de la vie est une posture passéiste et ultra conservatrice. Elle clôt d’office, pour les défenseurs de l’avortement, tout débat autour de la question, même quand il ne s’agit ni de viol, ni de danger moral ou physique pour la mère. La réaction de l’évêque brésilien, dans sa dureté légaliste, va de fait à l’encontre du message de vie que l’Église veut faire entendre. Elle n’aide pas tous ceux qui, dans les nombreux débats bioéthiques en cours, s’efforcent d’attirer l’attention des décideurs et de l’opinion sur les enjeux de certaines techniques médicales, de certaines dispositions législatives. En éclaireurs de conscience, pas en censeur.

Dominique Quinio, directrice du journal

4 thoughts on “Le Pape devrait-il démissionner avant de discréditer complètement l’église catholique face au monde ?

  1. Après l’église complice de viols, l’église complice de meurtre. Le pape devrait être condamné pour ce qu’il a dit.

    Je pense que l’église se mèle de beaucoup de chose aujourd’hui qui ne la regarde pas, il y a une frontière entre la foi et le libre arbitre.

    C’est peut être un peu éloigné, mais ca me fait penser à ce qu’à dit olivier Ingster y a 2/3 semaines, comme quoi y a des gens qui se laissait dicter leurs conduites par des religieux. Personnellement ca me choque beaucoup, comment peut-on laisser les autres choisir pour soi ?

    C’est limite si y a des gens qui se jeterait d’un pont si le pape disait de le faire. Plus ca va et plus l’église est rétrograde, jusqu’où elle va aller ?

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